mardi 17 mai 2016

Et la fête d'adieux... bien arrosée !!!

Lundi matin repas d'adieux dans la salle de la Liedertafel, alors qu'au dehors il pleuvait des cordes.










Pour notre part, départ quelque peu anticipé à 14h et arrivée à Grenoble à 20 h.

dimanche 15 mai 2016

60 ans de jumelage: célébrations officielles !

Dimanche soir fête des 60 ans de jumelage Mâcon-Neustadt :

Discours des maires:



Prestations des lycéennes allemandes lauréates 2016 du concours de poésie de Màcon:



Danses folkloriques:


Ban bourguignon:


Et bien d'autres choses encore

Tourisme palatin

Ce dimanche matin, nous avons fait avec Susanne et Henning une petite randonnée à pied sur le chemin du vignoble, qui domine la plaine. 

Nous avons retrouvé aussi de beaux points de vue sur le château de Hambach.



Nous sommes aussi passés près d'une fête des vins champêtres, et n'avons pu résister à l'appel de la dégustation... pour nous réchauffer un peu !!!




Puis nous avons continué notre parcours sportif par l'escalade de la tour de la cathédrale de Spire (Speyer). Impressionnant !!!



En fin d'après-midi, retour sur Neustadt, pour les festivités officielles du jumelage.

samedi 14 mai 2016

Grand Prix Eurovision 2016: la CANTORIA, avec la Création de Haydn !!

A l'issue de la répétition générale d'avant concert, quelques membres de la Cantoria étaient déstabilisés - car ayant perdu leurs repères habituels. telle qui avait l'habitude de se situer par rapport aux alti, se retrouvait isolée au dernièr rang et n'écoutait que les ténors, etc....

Quand au concert lui-même, on peut en donner trois lectures:

  • l'officielle: tout le monde a été magnifique, tout le monde s'est fait plaisir à chanter cette œuvre géniale; le miracle des amitiés nouées en marge du jumelage des deux chœurs a encore eu lieu !

  • celle du 'professionnel' lucide: l'orchestre était un peu inégal; un soliste était peut-être un peu moins bon que les deux autres; les parties fuguées du chœur manquaient de nuances: les pupitres ne s'effaçaient pas assez après leur exposition du thème, et le tout était assez peu lisible et devenait bouillie...

  • celle du néophyte écoutant l'oeuvre pour la première fois: la première partie (numéros de 1 à 24) est trop longue, avec des chœurs qui se ressemblent tous; la suite est plus agréable et plus variée...
Quelques extraits:


video1


video2













Lorsque les Hamburger visitent Neustadt...

Ce matin nous avons visité Neustadt avec Susannr et Henning, nos amis de Hamburg - qui ne connaissaient pas la ville jumelle de Mâcon.
Nous avons commncé comme il se doit par cette fontaine aux animaux fantastiques à la Jérôme Bosch - les Elwedritschers:





Puis nous avons poursuivi par la Stiftskirche, cette église dont la nef a été coupée en deux par un grand mur au XVIIIème siècle, la partie Est de l'église étant dévolue au culte catholique:

l'autre au culte protestant:


Œcuménisme avant la lettre !?

Puis nous sommes bien sûr passés sur le marché aux pommes de terre - avec l'arbre merveilleux qui fait le contrepoint à la fontaine...

Et puis la place du marché..

et puis les zones piétonnes où Annie et Susanne ont eu quelques velléités de shopping...



Le château de Hambach

Sur une des collines dominant le vignoble, au Sud de Neustadt, on note la silhouette impressionnante du château de Hambach.
La curiosité nous a poussés à le visiter ce matin, sous un ciel bien menaçant...
Nous ignorions l'importance historique de ce lieu pour la nation allemande.
C'est là que s'est déroulée en mai 1832 la fête de Hambach, lors de laquelle pour la première fois en Allemagne a été hissé le drapeau noir, rouge et or, et le château est considéré pour cette raison comme le berceau de la démocratie allemande.


Les idées de la Révolution Française s'étaient diffusées dans les territoires occupés par les Français sur la rive gauche du Rhin. Quand - suite à la défaite des français en 1813 - le royaume de de Bavière  voulut remettre de l'ordre, des " démocrates et défenseurs des libertés" se sont levés. Ce sont eux qui se sont servis de cette "fête de Hambach" pour défier l'ordre ancien.
A noter toutefois qu'il faudra attendre Bismarck et 1871 pour réaliser l'unité allemande - sur des
principes assez éloignés de ceux des démocrates de Hambach.

C'est finalement la République de Weimar qui fera officiellement du drapeau noir, rouge et or celui de l'Allemagne.
Les nazis lui préféreront l'ancien drapeau noir blanc rouge des empereurs.
Après 1945, les deux Allemagnes réadopteront le noir, rouge et or, avé pour la. RDA les "outils" du socialisme en surimpression !!
Outre l'exposition permanente retraçant l'histoire du château, le lieu est utilisé pour la célébration de nombreux mariages.
Nous avons pu jeter un œil toutefois sur la grande salle d'apparât - utilisée dans le passé pour une ou plusieurs célébrations du jumelage Mâcon-Neustadt !

De nouveau, nous avons croisé le thème de La Création, puisque - sur une caricature - le Fiat Lux s'est transformé en Fiât Nox (allusion à la censure et au retour de l'Ancien Régime)...

Und Gott sprach "es werde Nacht" !





vendredi 13 mai 2016

Les Nibelungen, la Bible et La Création

Aujourd'hui, nous avons visité la ville de Worms, connue pour être - avec Spire et Mayence - siège d'un grand évêché et d'une superbe cathédrale romane.








La cathédrale Saint Pierre témoigne du passé religieux de la ville, mais aussi de l'importance de Worms dans la légende des Nibelungen, cette chanson de geste dont les héros ont été plus récemment identifiés à la nation germanique dans son ensemble... avec les résultats que l'on sait...
Les reines rivales Brunehild et Krimhild se sont affrontées à deux pas d'une des portes  d'entrée à l'édifice...
Notre plongée au cœur  des légendes germaniques ne s'est pas arrêtée là puisque nous avons visité le musée des Nibelungen qui nous a familiarisé avec toute cette complexe histoire  - à grand renfort d'audioguide.
Enfin, comment ne pas visiter - au bord du Rhin - la statue de Hagen jetant dans le fleuve le trésor des Nibelungen ?








Comment ne pas repenser à nos visites à Mayence - plus en aval sur le fleuve - avec là aussi une cathédrale emblématique et la terrasse de "l'or du Rhin" ?



Pour faire mesure, je n'oublierai pas de citer la fontaine de Siegfried, même si l'intérêt architectural de cette dernière me paraît discutable...


Worms est aussi célèbre pour avoir été le berceau de la culture juive en Allemagne. Pour la première fois de ma vie, j'ai porté une kippa - pour visiter la synagogue, et nous nous sommes promenés dans  le plus grand cimetière juif d'Europe, où ce qu'on appelle 'fauchage raisonné' semblait servir d'excuse  à un défaut d'entretien assez criant...








Cette visite aurait pu se terminer sans que le thème de la Création ne fasse irruption... et pourtant si !
Nous avons eu le regard attiré par un tableau contemporain situé dans le chœur Ouest de la cathédrale Saint Pierre... et avons constaté avec stupéfaction qu'il se rapporte à la chronologie 'classique' de la Création en 7 jours, traitée non pas de manière linéaire, mais résolument contemporaine, en spirale s'enroulant autour d'une croix.








Cette présentation a fait pour nous écho au commentaire de Karl-Heinz Nestle sur les coïncidences entre le récit biblique de la Création et les enseignements de la cosmologie contemporaine, ainsi qu'aux remarques- assez différentes - que j'ai préparées sur le même sujet...
Je ne pensais que notre détour par Worms aurait ainsi - pour ainsi dire - remis la Création au centre du jeu !!!

jeudi 12 mai 2016

Quand passent les cigognes...

De Mâcon, on est assez vite en Alsace, puisqu'à 11 heures, nous étions déjà à Eguisheim - charmant village que nous avions découvert lors de notre passage précédent - pour le concert Verdi de 2013 !




Les cigognes étaient toujours fidèles au rendez-vous, sous leurs formes les plus diverses.


Nous avons eu l'attention attirée - cette fois - par un enfant du pays, le pape Léon IX, qui vivait autour de 1050 !!


Répétition ´ordinaire' avec la Liedertafel

Nous sommes arrivés à Neustadt, vers 16h30, en passant par Wissembourg et Landau en Palatinat.

Notre GPS a eu quelques difficultés à trouver le lieu d'habitation de nos hôtes, en raison d'un malencontreux sens interdit... Mais nous sommes arrivés à le leurrer suffisamment pour qu'il nous remette dans le droit chemin.

Vers 18h, nous nous sommes rendus avec Kirsten à la salle de la Liedertafel, où les choristes avaient déjà pris place.
Le chef Hans-Jochen Braunstein nous accueillis gentiment, et nous avons rejoint nos pupitres.
Le nombre total des choristes est impressionnant: au moins 80-90; très forte proportion d'alti par rapport aux sopranes. Gros pupitre de basses. Au moins deux fois plus de ténors qu'à la Cantoria... Mais en forte minorité tout de même...

Hans-Jochen accompagne au piano et dirige simultanément. Le piano est situé sur une estrade et fait face aux choristes.

Nous avons pratiquement filé l'oeuvre.
Dans l'ensemble, pas de surprise majeure.
Bien sûr, la Cantoria prononce mieux l'allemand !!!! Ils ont les mêmes difficultés que nous: séparer les mots (Himmel/an), sans pour autant 'hacher' et perdre la mélodie !
Le chef a critiqué ceux qui prononcent 'frohlocket' avec deux 'o' fermés, alors que - comme chacun sait à la Cantoria - le deuxième est ouvert !!!

Les rythmes sont à peu près identiques.
Les consonnes finales sont en général placée sur le 1er temps de la mesure suivante - comme nous le faisons.
Ils n'insistent pas beaucoup sur la dynamique piano / forte dans le numéro 33.
Dans le numéro 3, quand on chante: "und eine neue Welt entspringt, entspringt  auf Gottes Wort", le chef souhaite un accent sur la deuxième syllabe du premier ' entspringt' , qu'il veut plus courte que la blanche pointée...

Mais c'est tout ce que nous avons noté...

Il a défini les endroits où le chœur doit s'asseoir et se lever... mais je pense qu'il peut encore y avoir des changements après la répétition avec orchestre de vendredi...

Il y aura sans doute une courte pause au début de la partie III, pour permettre à l'orchestre de se réaccorder.

Nous avons noté l'ambiance sympathique, avec des fleurs pour une choriste qui fêtait son anniversaire...

Hermine à également donné toute une série d'indications pratiques pour l'organisation du week-end.

lundi 9 mai 2016

J-2: passage de Mercure devant le Soleil

J'ai constaté ce matin que la Liedertafel a mis en ligne une belle affiche et une petite introduction au concert.
J'ai donc remonté ces informations sur le site de la Cantoria:


Aujourd'hui, un phénomène astronomique de premier ordre est venu troubler la préparation de notre voyage: ce 9 mai 2016, Mercure passe en effet devant le disque solaire.
J'ai eu la chance d'assister au précédent passage le 7 mai 2003. Mais cette fois, la météo n'est pas de la partie, c'est le moins qu'on puisse dire...

Le phénomène dure de 13h12 à 20h38.
Vers 13h une éclaircie m'a convaincu de mettre en batterie mon dispositif d'observation au Vieux Bourg de Charnay-lès-Mâcon:


Mais 30s avant le début du phénomène, les nuages occultent le soleil plus sûrement que Mercure !!!

Chance inouïe pourtant: vers 13h40, je peux entrevoir la planète une dizaine de minutes et même immortaliser l'instant:

samedi 7 mai 2016

Notre concert à Neustadt. La Création de Haydn. 14 mai 2016

Nous voici de nouveau  sur le départ pour Neustadt an der Weinstrasse, la ville jumelle de Mâcon.

2016 marque le 60ème anniversaire du jumelage des deux villes - qui ont été les premières à  contracter un jumelage sous l'égide des régions de Rhénanie-Palatinat et de Bourgogne.

Entre autres manifestations, les chorales des deux villes (Liedertafel et Cantoria) ont prévu deux concerts communs:
  • le samedi 14 mai 2016 à Neustadt
  • le dimanche 9 juillet 2016 à Mâcon
Les deux chorales ont tissé des liens d'amitié exceptionnels et se sont déjà produites une cinquantaine de fois ensemble - ci-dessous en mars 2014, pour le Requiem de Jean Gilles:


L'œuvre retenue en 2016 est l'Oratorio "La Création" de Joseph Haydn - immense fresque musicale retraçant la Genèse selon le récit biblique.



Cette œuvre est pour moi indissociable de mes années étudiantes à Lyon, une œuvre-culte que je chanterai avec une émotion et une énergie toutes particulières lors des deux concerts prévus.

Comme une heureuse coïncidence n'arrive jamais seule, j'ai appris que l'œuvre devait peut-être quelque chose à l'astronomie, puisque Haydn et l'astronome William Herschel s'étaient rencontrés à Londres quelque temps avant la composition de La Création.

Les répétitions ont été intenses; les chœurs ne présentent pas une très grande difficulté, et sont assez mélodiques. Certains passages de la partie de ténor - qui m'intéresse - me donnent cependant du fil à retordre car ils sont très tendus (notes élevées avec de longues tenues).

Et puis quelques passages "périlleux" tout de même, reconnaissables à l'accumulation des panneaux "danger" sur la partition:


Mais Annie et moi nous sentons (presque !) prêts à affronter l'épreuve du concert...
Le compte à rebours est commencé.
Les valises sont sorties du placard...
Mardi, dernière répétition de la Cantoria avant le départ pour Neustadt...


Nous avons décidé d'anticiper notre départ pour la ville jumelle et de ne pas prendre le bus affrêté pour l'occasion.

En effet, des amis allemands de Hambourg nous font l'amitié de parcourir les 600km qui les séparent de Neusatdt pour venir nous écouter chanter. Nous avons donc décidé - pour passer du temps ensemble - de prendre un hôtel avec eux pour le week-end.
Pour profiter un peu de nos hôtes allemands "habituels", nous avons sollicité une hospitalité anticipée - ce qui nous donnera l'occasion - sans doute pas superflue - d'assister à une répétition ordinaire de la Liedertafel, et surtout à la répétition avec orchestre du vendredi soir.